Et de trois!

février 14, 2010

Je vous ai  confié les deux premières raisons de mon adhésion à ce blogue de parias. Voici donc la troisième et dernière.

Ma troisième raison, donc, est que j’affirme qu’il est faux de dire que dans toute blague, il y a un fond de vérité. Des rejets? Allons donc! Il n’y a pas ici de tels  rôles ici! Nous vivons à l’air de Passe-Partout! Ici,  pas de meneurs, ni de boucs émissaires, malgré  l’instinct grégaire omnipotent. C’est  tout juste s’il y a un phénomène de sous-groupes, basé sur les affinités culturelles ou générationnelles. Un comportement des plus naturel, comme nous l’enseigne si bien  l’expérience  Loft Story et celle d’Occupation Double. Ceux qui n’ont pas le câble arriveront aux mêmes conclusions, en observant  les trottoirs les jours de pluie : on y retrouve sensiblement la même dynamique de groupe, chez nos grouillants amis, les vers de terre.

Voilà! Mes motifs d’engagement dans ce blogue sont mis à jour.

Je peux enfin, dès ma prochaine entrée, vous raconter mon expérience suave  d’écolier modèle.

En passant, aux vacances, si vous voyez passer un vieillard ivrogne, en état avancé de délirium tremens, marchant dans la rue, les pantalons aux genoux, et  qui jubile : « Je suis un étudiant en viré!!! » pouvez-vous dire aux autres autour, que malgré la ressemblance accablante,  il est possible que cet homme ne soit pas moi,  il peut s’agir d’un malentendu…ou quelque chose… on est sûr de rien…et regarde là-bas! Un mime sur son uni cycle!

Paparano : Deuxième bonne raison.

février 7, 2010

Je vous ai bien dit que j’avais 3 bonnes raisons de rejoindre le clan des parias de l’ENH.  J’ai fait état de la première, voici la seconde :

Je  veux me placer à l’écart du groupe pour prendre du recul sur l’évolution de mon état psychologique. Je suis en dépression depuis quelques temps (depuis un peu plus de 20 ans). Ça c’était aggraver récemment (il y a 10 ans de ça).  Mais je me sens beaucoup mieux, depuis quelques minutes. Je fais preuve de résilience! Un 360 degré rapide, et je passe de  «la vie, c’est de la câlisse de marde»  à  « je reprends, là où j’avais tout abandonné ». Me voilà donc au beau milieu de mon adolescence. Techniquement, j’ai 40 ans, mais uniquement sur papier et peut-être aussi sur le plan Biologique.  Ce ne sont que des chiffres, ça ne fait sens que pour les 7 milliards d’humains avec qui je cohabite sur cette boule d’humus. Ça vaut ce que ça vaut. Résilience man. Peace.

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Le Paparano

février 2, 2010

Je me présente : je suis  Paparano. Comme exclu, rejet  et  mis-à–part, je me joins à cet amusant blogue sur le thème des parias de l’École Nationale de l’Humour, édition 2009-2010. Il y a  trois bonnes raisons à mon adhésion :

La première est que je trouve farfelu le mot « marginal ». Il me renvoie à l’image d’un clochard. Donc à Charlie Chaplin. En en soi, ce n’est pas si  rigolo. Cependant, Chaplin me fait penser au film « The Great Dictator », qui me fait penser à Hitler. Or, moi, je connais une bonne blague sur les juifs! Pouhahahaha! Elle est béton! (Mais elle n’est pas racontable, désolé…)  J’aime la communauté juive : j’ai habité le Mile-End et Outremont. Là –bas, les jeux de leurs enfants sont les soleils de nos trottoirs. On se sent toujours comme dans une très, très grande famille dans le quartier. Combien de fois un de ces sympathiques hassidiques  m’a interpellé : « Hey! La poutine pure-laine! Viens-tu prendre une p’tite frette? . Rare sont les « de chousse » qui ont ce privilège. C’est que sans avoir appris la langue hébraïque, je suis suffisamment sensible pour interpréter ce qu’ils me disent, même quand ils ne me regardent pas et qu’ils murmurent entre eux. Facile : le truc c’est de comprendre, qu’à la base, on est des êtres sociables. Pas exclusifs. Inclusifs.

Voilà donc ma première bonne raison de me joindre aux  parias de ce blogue.  Mais j’ai 2 autres bonnes raisons… que je mets les  en ligne très bientôt.

Pour le moment, je vous laisse sur ce  petit  bijou  de l’humour juif:

(Ce vidéo a été proposé dans le cours “Nouveaux médias”  , par Jérôme Baril)

Les autres élèves sont jaloux de mes futurs prix nobels

février 2, 2010

 

Je suis … la cible parfaite … de leur intense jalousie … Je suis beau … intelligent … j’ai des idées du siècle à toutes les deux secondes!

Prenez par exemple la phrase que je suis en train d’écrire présentement … wow! “C’était”, oui “c’était” (parce qu’il faut faire son deuil) un pur chef-d’oeuvre. Du génie … ah justement, parlons du bon vieil adage qui dit que « le génie côtoie la folie ». Moi, je suis pas mal sûr que Van gogh aurait été refusé à l’école de l’humour. Oui … le peintre qui en fin de carrière a finalement trouvé le moyen de dormir sur ses deux oreilles. Bon, vous le replacez? … Ben y’était pas drôle, j’en met ma main au feu … R’garde j’ai aucune preuve de ce que j’avance, j’ai juste un osti d’instinct! Fiez-vous sur moi … Non mais c’est tu trop demandé un peu de confiance aveugle en l’étranger … Bon!

Mais revenons à mes futurs prix nobels. Les autres étudiants sont jaloux de mon futur succès et ça se voit dans une foule de petits détails.

Comme la fois où un étudiant a tiré son étui à crayon vers lui quand je me suis assis à sa table. Clairement un signe de possessivité, on s’entend? … Le message c’était (oui c’était, parce qu’il faut faire son deuil) : « Cet étui est à moi et tu n’y touchera pas! » … Un instant! Espèce de jaloux possessif maniaque d’étuis. Je suis innocent jusqu’à preuve du contraire. Rien ne laissait présager des intentions sexuelles de ma part envers cet étui. Encore une enquête bâclée basée uniquement sur mon regard fixe et ma visible érection. Ça ne prouvait absolument rien!

Donc, vous serez d’accords, tous ces exemples montrent clairement à quel point on me jalouse pour mes futurs prix nobels. D’ailleurs, dans mon pays un proverbe dit : « Avec une liste d’adresses de détenteurs de prix nobels, une barre à clou et un peu d’ambition; il est permis d’espérer. » … sacré poète inconnu, il avait bien raison.

 Signé, Le Dédramatisateur

Être rejeté, c’est être libre

février 2, 2010

Avant d’entrer dans le vif du rejet (à suivre …) et de ses causes, parlons de ses avantages. En tant que demi-rejet du groupe, je peux m’en permettre un peu plus qu’un autre. Être mal vu donne droit à l’erreur. Lorsqu’on jouit d’une mauvaise réputation, on a rien à perdre. Et l’école de l’humour devient réellement un lieu pour faire des expérimentations.

Au fait, ce n’est pas triste d’être rejeté … mettez sur pause les images de personnes âgées seules et malheureuses qui se bousculent dans votre tête et voyez la réalité telle qu’elle est. En affaires, y’a pas d’amis, j’ai donc le prérequis parfait pour faire de bonnes affaires, j’ai pas d’amis. Donc, soyez heureux pour moi, pis ça presse, sinon j’aurai votre malheur absolument stérile sur la conscience. Pis ça, je vous le dit tout de suite, ÇA VA ME METTRE EN TABARNAK! Pis quand quelqu’un me met en tabarnak, je donne gratuitement mes meilleurs gags à ses compétiteurs.

Donc pour votre propre sécurité, n’allez pas pleurer sur mon sort, ô fans insomniaques de Martin Petit ayant répondus contre toute probabilité statistique à mon chant de sirène virtuel. De toute façon, le personnage qui vous parle présentement ne déteste pas être sous-estimé. L’effet de surprise est son ami. C’est un de ses moteurs de création. 

Le rejet, ce n’est pas une fin, c’est le début de quelque chose, l’occasion de finir tout ce qu’on aurait pas eu le temps de finir eusse-t-on eu des amis à entretenir … mais quelle perte de temps! Je vais finir aussi seul que Pierre Bourgeault et c’est bien tant mieux.

Signé, Le Dédramatisateur


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